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| | Par La rédaction
| | | | Chì c'hè torna ?
| | | | L'actu corse en quelques brèves
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Affaire de murtoli, lobby soit qui manigance
On a beau être sûr de son bon droit et le faire savoir, on n'en oublie pas de mettre toutes les armes de son côté. C'est ce qu'a fait Anne de Carbuccia-Tazartes dans le conflit qui l'oppose à Paul Canarelli pour la propriété d'une maison du somptueux domaine de Murtoli. La jeune femme qui assure ne plus pouvoir accéder à sa maison achetée à prix d'or, a ainsi fait appel aux services de Paul Boury, spécialiste français incontesté du lobbying, très bien introduit dans les milieux parlementaires et journalistiques. Les conséquences ne se sont pas fait attendre : de Paris-Match à France 2 en passant par une foule de titres de la presse nationale (peu intéressée en général par les litiges fonciers), les médias s'en sont donnés à coeur joie. Il faut dire que Paul Boury est un maître ès communication. Membre du conseil d'administration de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques, ami de François Hollande, cet homme d'affaires discret et élégant compte dans son carnet d'adresses quelques dirigeants africains amis de la France (il a été chargé des intérêts de Laurent Gbagbo, indéboulonnable président de la Côte d'Ivoire) ou des investisseurs américains du groupe Carlyle, très actif dans les secteurs de la défense et de l'armement. L'entregent de Paul Boury n'a, hélas ! pas eu l'air de brider la justice ajaccienne. Fin avril, le TGI d'Ajaccio a sérieusement mis à mal l'argumentation d'Anne de Carbuccia-Tazartes dans son litige avec Paul Canarelli, qu'elle continue d'accuser de manigances et d'extorsion. Une décision dont la plaignante a fait appel. AA
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Rapprochement des détenus, foutage de gueule
Ministre après ministre, promesse après promesse, c'est la même rengaine : sur le papier ou au micro des télés, les responsables politiques français sont tous très favorables au rapprochement des détenus corses incarcérés sur le Continent.
Seulement voici : selon le Comité anti-répression (CAR), le compte n'y est décidément pas et le temps commence à devenir sacrément longuet. « Sur 59 prisonniers politiques, 15 ont été condamnés et pourraient bénéficier d'un rapprochement mais seulement cinq ont été transférés en Corse » explique Jean-Philippe Antolini, porte-parole du CAR. Dernier avatar en date, la venue, mercredi 2 juillet de Jean-Paul Delevoye, ci-devant médiateur de la République, en déplacement pour installer ses deux délégués dans l'île, s'est soldée par un nouveau lot de garanties toutes fraîches. Ce dernier s'est « étonné » de la présence de places libres à Borgo (les fax de la Chancellerie doivent être en panne) et a renouvelé avec un bel enthousiasme les dizaines de promesses restées lettre morte jusqu'ici. « Je travaille à favoriser le rapprochement familial » a promis l'ex-candidat malheureux à la présidence de l'UMP. Et qu'on se le dise, le sieur Delevoye est bien décidé à... faire des recommandations. Diantre. Qu'on se rassure toutefois, jamais trop prudent, le même n'a pas oublié de préciser que ces recommandations viseraient surtout à ce que le processus de transfèrement ou son refus par l'administration pénitentiaire « soit accéléré ». En clair : les détenus corses ne seront pas rapprochés, mais désormais, ils le sauront beaucoup plus vite. En beaucoup, beaucoup plus clair : du foutage de gueule en règle. AA
| | | | Low cost, les mécomptes de Sarkozy
Nicolas Sarkozy l'avait promis lors du dernier conseil des ministres décentralisé en Corse fin octobre 2007 : le ciel insulaire devrait s'ouvrir à la concurrence. L'annonce, claironnée sans la moindre concertation avec les élus locaux avait secoué jusqu'aux rangs de l'UMP locale, en pleine zone de turbulences. Mais le président de la République a de la suite dans les idées. En témoigne ce coup de sang raconté par le Canard Enchaîné début juillet. Selon l'hebdo satirique, Nicolas Sarkozy « pique sa crise » en plein conseil des ministres, le 25 juin, alors qu'Hervé Novelli secrétaire d'État chargé du commerce, termine son exposé sur la « nouvelle politique pour dynamiser l'économie touristique ». « C'est quand même incroyable que les low cost ne puissent pas atterrir en Corse ! s'emporte le président. Faites le compte, une famille ne peut aller en Corse que par bateau. Donc, qu'est-ce qui se passe ? Ils viennent avec leur camping-car [...] rempli de nourriture et tous ces touristes ne dépensent pas un centime en Corse ! »
Pour le président de la République, le tourisme en Corse se résume donc à un seul moyen de transport (le bateau), des vacanciers fauchés (qui ne dépensent pas un centime) mais tous heureux propriétaires d'un camping-car. Favoriser les low cost, en revanche, devrait suffire à ramener dans l'île une clientèle huppée et fortunée. C'est ce qu'on appelle le sens de la synthèse. AA
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Antiterrorisme, une ONG dénonce la justice d'exception
Déjà sévèrement sabrée par un rapport de la Fédération international des droits de l'homme début 2000, la justice antiterroriste française a une nouvelle fois été la cible d'un rapport peu élogieux de la part d'une organisation humanitaire. Cette fois, c'est l'association Human rights watch (HRW) qui y est allée de son couplet sur les errements des magistrats en charge des dossiers basques, islamistes ou corses. Dans ce document, rendu public début juillet, l'ONG fustige les lois et procédures antiterroristes françaises qui « minent le droit à un procès équitable des personnes poursuivies pour terrorisme » Entre autres causes, la définition extensive de la notion de « relation avec une entreprise terroriste », des instructions menées la plupart du temps à charge et des relations trop étroites entre magistrats et services de renseignements. « Une fois qu'un suspect est amené devant un juge, un minimum d'éléments de preuve le liant à un réseau terroriste présumé est généralement suffisant pour le placer en détention provisoire pendant des mois, voire dans certains cas pendant des années » note Human rights watch, qui n'oublie pas de formuler une batterie de recommandations dont l'amélioration des protections en garde à vue et l'exigence de preuves avant d'aboutir à la mise en cause de présumés terroristes. Pourquoi, ce n'était pas le cas jusqu'ici ? AA
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Baisse des prix à l'hectare pour les AOC corses
Selon la Safer (Société aménagement foncier, établissement rural), le prix des terres à vignes situées en zone AOC (appellation d'origine contrôlée) aurait baissé en Corse. Dans un rapport consacré au marché foncier en 2007, l'organisme de mise en valeur estime que le prix moyen de l'hectare de vigne AOC avait bondi de 11 %. En réalité, ces chiffres dissimulent de fortes disparités entre région. Principaux vignobles à tirer le prix moyen à l'hectare (95 300 euros) à la hausse, les AOC de Champagne et du Bordelais enregistrent des hausses respectives de 17 et 13 %.
Les terrains corses, en revanche, échapperaient au mouvement. En Corse-du-Sud, le prix moyen à l'hectare aurait considérablement chuté (entre 5 et 30 % en fonction des situations locales), tandis que celui des terrains en Haute-Corse se situerait dans une fourchette comprise entre -5 et +5 %, inférieur de moitié, dans le meilleur des cas, à celui constaté en moyenne sur le Continent. AA
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Incinérateurs, coup d'arrêt pour deux projets sur le continent
Deux décisions rendues à un jour d'intervalle fin juin ont quelque peu refroidi les ardeurs des pro-incinération. Le 18 juin, à Marseille, le tribunal administratif a carrément annulé la délégation de service public autorisant l'exploitation de l'incinérateur de Fos à la suite d'un recours déposé par un ex-élu Vert de la communauté urbaine de Marseille. Dans le Puy-de-Dôme, c'est le préfet du département qui a émis un avis défavorable à l'implantation d'un incinérateur dans la région de Clermont-Ferrand, notamment en raison du surdimensionnement du projet. En Corse, tout projet d'études relatives à l'implantation d'éventuels incinérateurs a été officiellement abandonné le 31 juillet 2007. Mais le Collectif contre l'incinérateur ne désarme pas pour autant. Le nouveau cheval de bataille ? La révision du Plan interdépartemental de traitements des déchets ménagers (Piedma). « L'annonce de l'abandon de l'incinérateur pour traiter les déchets ménagers en Corse [...] aurait dû être suivie rapidement de la mise en conformité du texte qui l'avait planifié, à savoir le PIEDMA » a fait savoir le collectif sur son site Internet (http://contrelincinerateurcorse.o-zi.com/).
Selon les animateurs de ce regroupement d'associations, « l'obstination » à ne pas vouloir réviser le Piedma pourrait bien imposer dans quelques années la solution de l'incinération, « lorsque les sites d'enfouissement seront saturés [...] au prétexte de sauver la situation. » Une position jugée « sans le moindre fondement » par François Tatti, président du Syvadec. D'après ce dernier, toutes les solutions alternatives sont aujourd'hui à l'étude, mais la Corse n'entendra plus parler d'incinération ». AA
| | | | Polémique, les Corses ont rasé barbier
En week-end prolongé dans notre bonne île fin juin, l'éditorialiste de L'Express, Christophe Barbier, pensait passer un tranquille séjour dans un hôtel de charme du Cap. Sans trop de crainte, le journaliste avait décidé de ne pas s'en laisser conter après des éditos peu amènes à l'endroit des insulaires et qui avaient soulevé une vive polémique. Las ! Dès son installation dans un confortable siège de la CCM en partance d'Orly, il a eu à subir les assauts d'un jeune paltoquet qui a carrément refusé de prendre place à ses côtés. En villégiature, Barbier n'a guère eu davantage de chance : plusieurs locaux ont bien pris soin de claironner sur son passage les sentiments que leur avaient inspiré ses méchantes chroniques. De quoi le conforter dans ses opinions. Mais, selon l'un des agresseurs verbaux, « ça m'a fait beaucoup de bien ». Si c'est pour la bonne cause... AA
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Finances publiques, la Corse en milieu de tableau
Passable, peut mieux faire. C'est la mention que décroche la Corse dans un rapport de Public Evaluation System (PES), une entreprise indépendante de notation des collectivités territoriales. Dans cette étude commandée par l'hebdomadaire Le Point (voir ci-dessus), PES pointe le classement des régions françaises de métropole et délivre à chacune une notation en fonction de ses performances, sur la base de l'exercice 2006, le dernier disponible. À la 14e place, la Corse partage un honnête « entre 10 et 13 » avec six autres régions (Nord-Pas-de-Calais, Lorraine, Alsace, Franche-Comté et Rhône Alpes) mais, note PES, est soumise à une situation particulière puisque la CTC perçoit notamment des subventions très importantes. « En effet, la dotation générale de décentralisation (DGD) s'élève à 948 euros par habitant, contre une DGD moyenne de 8 euros, ce qui représente 61 % des recettes de fonctionnement. »
Le « ratio de rigidité », lui, qui matérialise la marge de manoeuvre dont dispose chaque collectivité étudiée « reste cependant supérieur de 10 points à la moyenne des régions, en raison, notamment, de dépenses contingentées. » En clair : en matière de gestion, les élus n'ont pas vraiment les mains libres. Ça fera toujours une bonne excuse avant les prochaines élections territoriales. AA
| | | | La Poste se dirige vers... des dirigeables
Les colis seront-ils bientôt livrés en Corse en ballon dirigeable ? C'est l'hypothèse très sérieuse envisagée par La Poste, selon le quotidien 20 minutes. A l'origine de ce projet : une étude rendue publique par deux élus de gauche de la région Ile-de-France, qui militent pour que ce type d'engins soit réintroduit dans le paysage aérien de la région parisienne. À terme, les Zeppelin du XXIe siècle pourraient, selon les édiles, remplacer les avions pour les opérations de fret. AA
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Politique, ça bouge au Parti radical
Le Parti radical valoisien se (re)structure. À moins que la formule la plus appropriée soit plutôt « se met en ordre de bataille ». Tout dépendra de la capacité du plus vieux parti de France à s'émanciper de l'UMP auquel il est aujourd'hui intimement lié. Le feu vert pourrait être donné par le ministre Jean-Louis Borloo à qui d'aucuns prêtent une intention présidentielle. Les Radicaux valoisiens pourraient alors envisager la territoriale de 2010 (ou 2011 si elle est reportée d'un an) en toute indépendance. Pour l'heure, Paul Orelli (60 ans, journaliste et gérant de société, membre du Conseil économique et social) a été désigné président de la fédération régionale (Jean Casili vice-président pour la Corse-du-Sud ; Charles Straboni vice-président pour la Haute-Corse ; Jean-Marc Cresp secrétaire général et Jean Dettori trésorier). Les nouveaux responsables entendent donner une « impulsion plus moderne » à ce mouvement dont on sait qu'il est très attaché aux valeurs sociales, humanistes, environnementales et européennes. Sous la formule « réfléchir pour agir », la fédération corse a été mise en place pour développer des « thématiques régionales » : développement durable, énergies renouvelables, habitat, spécificité des territoires, sujets de proximité, etc. Au plan stratégique, la volonté de rompre avec la bipolarisation (droite-gauche) pour ouvrir le champ du débat politique est dans tous les esprits. La fédération corse participera aux prochaines universités d'été qui se dérouleront les 29 et 30 août à Montélimar, puis au congrès national (en décembre, à Paris). À noter que le bilan des conventions thématiques du PR devrait se dérouler à Ajaccio, au printemps 2009, en présence de Jean-Louis Borloo. CS
| | | | Crédit agricole, la direction perd du crédit...
Il n'y a pas qu'en Corse que le Crédit Agricole traverse une crise sans précédent (voir Corsica juillet, page 46). La banque verte figure en effet parmi les établissements français les plus durement touchés par les désordres financiers mondiaux et la direction de Crédit agricole SA (Casa), la structure de la banque cotée en Bourse doit désormais répondre de la façon dont elle a géré la « crise ». Parmi les plus sévères détracteurs de Georges Pauget, patron du groupe, les caisses régionales (principales actionnaires avec 54 % du capital) considèrent que les dirigeants du Crédit agricole ont trop joué avec le feu des marchés financiers. Il faut dire que la crise des subprimes a plombé le groupe mutualiste de 5 milliards d'euros. AA
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Scrutin régional, Sarkozy contre une réforme
C'est Jérôme Peyrat, conseiller de l'Élysée, qui l'a rapporté aux dirigeants de l'UMP. On se souvient de la déclaration de François Fillon dans L'Express, en mars dernier. Le Premier ministre s'était prononcé, « à titre personnel », pour la « proportionnelle à un tour ». Convaincu qu'il était qu'un changement de mode de scrutin permettrait à la droite de reconquérir quelques-unes des douze Régions perdues en 2004 avec le système actuel à deux tours. Son idée avait été diversement appréciée au sein même de l'UMP. Certains se méfiant des effets boomerang des réformes de ce type, d'autres souhaitant appliquer la proportionnelle à toutes les élections. À en croire Jérôme Peyrat, Nicolas Sarkozy se serait donc prononcé contre une réforme du scrutin régional. Cependant, la Corse n'obéissant pas au régime commun, nombre d'élus de la CTC (et particulièrement au sein de la majorité actuelle) ne désespèrent pas de voir la prime au sortant - actuellement de trois sièges - passer à six sièges d'ici la prochaine élection territoriale. Ce qui assurerait une majorité confortable à la liste arrivée en tête. À suivre. CS
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Vins, vieux millésimes corses pour Olivier Poussier
Olivier Poussier, élu meilleur sommelier du monde, s'est porté acquéreur - après une lutte âpre de 3 € en 3 € - de trois bouteilles d'Arena rouge de 2000 pour la somme de 130 € lors de la première vente aux enchères de vins corses millésimés de Luri (6 et 7 juillet). « C'est l'année de mon couronnement, il me les fallait », a-t-il commenté. CS
| | | | Culture, le septième projet
Toni Casalonga, Gabriel Diana, Guy Dongradi, Fanfan Griffi, Petru Mari, Danielle Maoudj, Jean-Paul Poletti, Pauline Sallenbien, Ghjacumu Thiers, Dumenica Verdoni, Marie-Jean Vinciguerra, tous invités à la garden party de l'Élysée, ont rendu public le communiqué suivant : Les acteurs culturels corses soussignés ont répondu à l'invitation de M. le président de la République, co-président de l'union pour la Méditerranée. Après avoir pris connaissance des six projets qui en constituent le cadre, ils craignent que, comme Jean Monnet à qui l'on prête de propos « si c'était à refaire, je commencerais par la culture », il ne se prépare à de grandes déceptions. Car il manque le septième projet, celui qui se situe dans le champ de la culture, celui qui créera le lien et la paix entre les peuples. AA
| | | | Départements, la suppression toujours d'actualité
« Il va falloir qu'un jour - je me demande si ce ne sera pas un chantier pour 2009 -, on parle des structures territoriales en France. Parce que nous sommes arrivés à un degré de complexité sans précédent » a déclaré le président de la République (le 26 juillet à Limoges). Et d'ajouter : « On ne peut pas moderniser la France sur un plan économique, sur un plan social, et puis ne pas toucher à l'appareil administratif. » Le ministre du travail, Xavier Bertrand, vient d'ailleurs de confirmer que le débat sur la suppression des départements, lancé en janvier par la commission Attali, est donc « toujours d'actualité ». Cependant que Gilles Carrez, député UMP du Val-de-Marne et rapporteur général du budget, ne croit pas « possible de supprimer aujourd'hui les départements ». Il est vrai que si la France, à l'inverse de tous les pays européens, peine à moderniser son organisation locale, c'est sans doute que le cumul des mandats électifs inhibe la réforme. Est-ce en ce sens qu'il faut interpréter le « non » du référendum de 2004 en Corse, alors qu'une majorité semblait pourtant se dégager en faveur de la suppression des conseils généraux ? Dès lors toute mesure radicale semblerait vouée à l'échec, en tout cas difficile à faire accepter. Mais comme Nicolas Sarkozy a promis la « rupture »... CS
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Présidence, Camille de Rocca Serra s'ennuie
Il paraît que Camille de Rocca Serra ne trouve guère d'intérêt à sa fonction. Parce qu'elle ne lui confère aucun pouvoir (tous les pouvoirs réels appartiennent à l'exécutif). Encore un, après José Rossi, qui s'étonne - un peu tard - de n'avoir qu'à inaugurer les chrysanthèmes. JR, qui ne manque pas d'humour, disait d'ailleurs de la présidence de l'Assemblée de Corse « c'est le ministère de la parole ». CS
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Energie, du pétrole au large de la Corse ?
L'hypothèse, avancée en 1970 et aussitôt controversée, vient d'être relancée par trois géologues de nationalité italienne et américaine. Selon Georges Clauzon, un scientifique d'Aix-en-Provence, la « probabilité serait forte ». Seuls des forages profonds permettraient de répondre catégoriquement à cette question. Jusqu'à présent contre-indiqués parce que susceptibles de déclencher des irruptions incontrôlables de pétrole et de provoquer une gigantesque marée noire, de tels « carottages » sont désormais possibles grâce au « riser », un obturateur automatique d'éruption dont est équipé le tout nouveau bateau japonais Chikyu, capable de forer des puits de 5 à 7 kilomètres de profondeur. Cependant, le navire est très demandé, il faudrait patienter de six à dix ans... Autre question : si pétrole il y a, est-ce dans des quantités suffisamment importantes et exploitables à un coût compétitif ? « Dans l'immédiat les compagnies laissent venir, commente Rémi Eschard de l'Institut français du pétrole (IFP). Elles disposent ailleurs de gisements, réclamant un investissement de départ moins lourd. Mais, un jour ou l'autre, elles s'intéresseront forcément à la Méditerranée occidentale, une zone géologiquement complexe et dont on ne sait pas encore grand-chose. Elles y viendront, tant sera impérieuse l'obligation de renouveler les stocks ». CS
| | | | HLM, une peine perdue
Sans liberté de blâmer, point d'éloge flatteur. La maxime de Beaumarchais a dû inspirer la direction de l'Office public des HLM de Haute-Corse dans le conflit qui l'oppose à Michel Vermilhac, son ancien directeur placardisé au mois de mars dernier pour cause de disgrâce.
L'ancien directeur comparaissait lundi 7 juillet devant une commission administrative paritaire, un organisme chargé entre autres de faire régner la discipline dans la fonction publique. La direction de l'Office n'avait pas lésiné sur les moyens et demandé une suspension de salaire de deux mois, l'une des sanctions les plus lourdes, motivée, selon le volumineux dossier de l'accusation, par une extrême incompétence de M. Vermilhac et plusieurs manquements graves à la discipline de fer qui semble régner dans la fonction publique locale. Las. Le juge administratif qui préside cette commission a seulement délivré un « blâme », la peine la moins lourde de l'échelle des sanctions administratives, en raison du refus de l'ancien directeur de quitter une réunion au début de l'année. Beaucoup de bruit pour rien, en somme. AA
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Affaire de murtoli (suite), la justice marche sur deux pieds
Dans l'affaire de la maison du domaine de Murtoli, que se disputent la propriétaire en titre, Anne de Carbuccia (photo), et celui qui estime qu'on n'avait pas le droit de la lui vendre et l'a récupérée après l'avoir expulsée, Paul Canarelli, la justice semble marcher sur deux pieds. Et deux pieds qui n'empruntent pas le même chemin.
En effet, tandis qu'un juge saisi en référé par Anne de Carbuccia a estimé qu'il ne pouvait lui donner raison et a renvoyé l'affaire « au fond » tout en estimant que Paul Canarelli pouvait se prévaloir d'un bail puisque qu'il avait loué la maison pendant deux saisons (voir Corsica N° 106 de juin 2004), le parquet d'Ajaccio, lui, a au contraire donné raison à Anne de Carbuccia en intentant des poursuites contre Paul Canarelli pour « détérioration de bien et vol ». Une affaire désormais confiée à un juge d'instruction alors que Paul Canarelli a été mis en garde à vue le 10 juillet et la fameuse maison perquisitionnée.
Cette affaire est une suite de la plainte qu'avait déposée Anne de Carbuccia contre Paul Canarelli, parallèlement à la procédure en référé qu'elle avait engagée pour tenter de récupérer sa maison. Elle reprochait à Canarelli, non seulement d'avoir récupéré manu militari la maison, mais encore d'avoir fait disparaître les affaires d'Anne de Carbuccia qui s'y trouvaient et d'avoir fait des modifications architecturales. D'où la perquisition destinée à « faire l'état des lieux » et qui a permis à Anne de Carbuccia de récupérer une partie de ses affaires qui ont été retrouvées dans une remise attenante à la maison. Cette enquête a été menée par la brigade de recherche de la gendarmerie en présence d'Anne de Carbuccia, Paul Canarelli et la locataire à qui il l'avait louée (25 000 ? la semaine) et qui l'occupait à ce moment-là.
Évidemment, du côté d'Anne de Cabuccia et de son avocat Jean-Marc Maroselli, on se félicite de cette initiative. Et du côté de Paul Canarelli et de ses avocats, Marc Mondoloni et Antoine Sollacaro, on la dénonce en rappelant la décision du tribunal des référés, et en évoquant une plainte déposée bien tardivement par Anne de Carbuccia accusée d'avoir « comploté » avec le parquet d'Ajaccio afin d'obtenir gain de cause. À suivre donc. GM
| | | | RIPOSTE
Vous consacrez votre édito du Corsica de juillet 2008 à la réunion organisée le 10 mai dernier par 26 organisations signataires d'une Charte de la société civile corse. Je me félicite de cette place d'honneur que vous nous accordez. Encore un effort de notre part, et nous ferons la une de votre magazine !
Toutefois au-delà de cette satisfaction, je dois à vos lecteurs quelques précisions. Évidemment, je ne mets pas en cause votre façon d'interpeller l'opinion. Je vous lis et vous écoute régulièrement et je connais vos excès ainsi que vos agacements qu'il m'arrive d'apprécier lorsque vous exprimez des opinions qui m'agréent. En situation contraire, et tel est le cas, je serais mauvais joueur de rejeter votre liberté de ton. Mais surtout, je me refuse, ne serait-ce qu'un seul instant de flirter avec l'idée de censure. Venons-en donc au contenu de votre éditorial, et plus précisément à ce manque de rigueur que vous nous reprochez à propos de notre analyse sur l'état de la Corse.
Après une brève introduction rappelant notre réunion qui vous a tant déplu, vous écrivez « Il y avait... » Puis suit un inventaire à la Prévert qui énonce avec moquerie les participants. À vous lire, on croirait que vous y étiez. Il me semble normal de préciser que ce n'était pas le cas. Et ceci explique certainement quelques manques notables dans votre article, notamment le fait qu'à aucun moment vous ne parliez du futur plan d'aménagement et de développement durable de la Corse, le PADDUC, pourtant au coeur de notre débat. Je voudrais également préciser que cette réunion n'était pas le fait d'une « docte assemblée », toute empreinte de pure spéculation, mais qu'elle prolongeait une démarche de la Charte qui a consisté :
• à étudier le document préparatoire au PADDUC remis aux élus territoriaux en novembre 2006
• à suivre d'autres dossiers, le nouveau port de Bastia par exemple, déjà inscrits à l'ordre du jour politique alors que logiquement, ceux-ci découlent d'un PADDUC pour sa part toujours pas adopté
• à rencontrer les différents groupes de l'Assemblée de Corse de septembre 2007 à mars 2008, toujours sur ce même sujet
Je suis convaincu que votre éditorial aurait été d'une autre teneur si vous aviez pris connaissance du bilan que nous avons tiré de ces rencontres. En particulier, vous n'auriez pas traité de la même façon notre dénonciation du clanisme.
Celle-ci est simplement caricaturée. Je résume « les élus, tous pourris » « tous les Corses sont des crétins ». Au-delà du fait qu'il nous est attribué un mépris pour les Corses que nous n'avons pas et qui révolte, je me dois là aussi d'apporter quelques précisions à vos lecteurs. Les organisations de la Charte ne confondent pas clanisme et démocratie représentative. Les antiparlementaires et les populistes de tous poils peuvent passer leur chemin, car chez nous le rejet de l'élu et le mépris du peuple et des citoyens n'existent pas. Nous disons simplement :
que notre système politique local demeure profondément marqué par les pratiques claniques
• que ces pratiques sont à la fois consensuelles et objets de contestation et donc fort heureusement inscrites dans un débat de société contradictoire
• que la décentralisation a ouvert de nouveaux espaces de responsabilité pour nos élus et nous-mêmes et qu'elle est une opportunité pour le clanisme dont on connaît la capacité à s'adapter
• que le renforcement ou l'affaiblissement du clanisme relève aussi de la responsabilité des citoyens
• que cet affaiblissement est possible dès lors que nous travaillons au renforcement de la démocratie partout où cela est possible
• que la société civile corse doit contribuer à la place qui est la sienne à ce développement en revendiquant une démocratie participative et délibérative.
Je conclurai en observant que la préparation du PADDUC en son état actuel est tout ce qu'il ne faut pas faire si nous voulons progresser en matière de démocratie locale. Et là réside une grande part de notre inquiétude, car ce document est de première importance. Il dessine les grands contours de la Corse en matière d'aménagement et de développement pour les 10 à 15 années à venir. De tout cela, je suis prêt, M. Poletti, à en débattre avec vous.
André Paccou, président régional de la Ligue des droits de l'homme.
Nous prenons volontiers acte de cette volonté de débat qui trouvera une suite dans nos colonnes. JGP
| | | | Droit de réponse
Suite à l'article intitulé « Coup d'effroi sur Porto Vecchio » paru dans le Corsica du mois de mai, Me Jean Giuseppi, conseil de M. Astolfi, entend apporter les précisions suivantes :
« Contrairement aux propos qui ont été tenus par la jeune Salima, mon client ne vit pas de petit trafic, mais travaille dans la restauration et était inconnu des services de police comme de justice. Par ailleurs, il est faux d'indiquer que la complicité est établie à l'égard de M. Astolfi. En effet, au-delà de la présomption d'innocence qui s'impose à tous, il appartiendra à l'instruction et à la juridiction de jugement de démontrer si les faits sont ou non constitués. »
De même, Me Jean-Marc Lanfranchi, avocat de M. Oustou souhaite préciser : « Contrairement à ce qui est indiqué dans votre article, l'affaire en laquelle il a été incarcéré n'est nullement en relation avec un trafic de stupéfiants. Monsieur Oustou, dont l'implication dans ce dossier reste à démontrer au demeurant, fait l'objet d'une remise en liberté. Il s'inscrit en faux par ailleurs contre la présentation faite de sa personne, en cet article au terme duquel il est décrit comme quelqu'un de défavorablement connu et posant problème alors même qu'il n'a jamais fait l'objet d'aucune condamnation.
Quant à la relation de l'affaire qui occupe Arsalane Oustou, que je défends également s'il ne m'appartient pas de la commenter, compte tenu de l'instruction en cours, je prends acte avec intérêt des propos de M. le procureur de la République, lequel indique en votre article que « le mobile avancé semble fantaisiste ou, à tout le moins, mensonger... » et l'invite, au-delà des effets d'annonces médiatiques, à tirer toutes les conséquences de son analyse quant au caractère prétendument volontaire et prémédite de l'acte incriminé, sauf si bien entendu la recherche de la vérité n'intéresse pas le ministère public... »
C'est bien volontiers que nous avons donné suite aux propos de Mmes Giuseppi et Lanfranchi. Au terme d'une enquête sur un sujet particulièrement douloureux et difficile, il nous semble cependant avoir fait la part des choses. C'est maintenant à la justice de suivre son cours. PN
| | | | La rédaction
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| | Le sujet vous intéresse ? Nos conseils de lecture:
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Etudes Corses n°64 15 € |
Résumé: Revue de l'Association des Chercheurs en Sciences Humaines (domaine corse)
Actes du colloque "La revue dans l'histoire et l'histoire des revues" (Bastia 28 juin 2006) |
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Henri Tomasi 25 € |
Résumé: HENRI TOMASI
Un idéal méditerranéen
Esquisse biographique à plusieurs voix,
dont la sienne (principale)
Avec un CD, « Trois œuvres humanistes »
présenté par Régis Campo
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La Corse en question(s) 16 € |
Résumé: Wanda Dressler est chercheur attachée au LADYSS (CNRS). Elle a longuement parcouru le champ de la sociopolitique insulaire jusqu’aux années 90 avant d’ouvrir un chantier de recherche sur les nationalismes de l’Europe de l’Est. Toujours en étroit contact avec la réalité insulaire elle livre ici son premier ouvrage de référence sur la « question corse ». |
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