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| | Par La rédaction
| | | | Chì c'hè torna ?
| | | | L'actu corse en quelques brèves
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Clanisme, y a pas que la Corse !
Zuccarelli, de Rocca-Serra, Giacobbi : depuis des décennies, ces grandes familles politiques corses se partagent le pouvoir local. Une spécificité insulaire ?
Pas vraiment, à en croire l'hebdomadaire satirique Bakchich. Fin mai, le magazine consacrait une enquête aussi rigoureuse qu'édifiante sur les « fils de politique » en ironisant sur le « mérite » des rejetons - mais aussi des femmes, nièces, compagnes, cousins et cousines - des élus et hauts fonctionnaires continentaux. Une politique de préférence très en vogue dans le camp sarkozyste.
Le tour d'horizon commence, à tout seigneur tout honneur, avec Jean Sarkozy, nouveau conseiller général des Hauts-de-Seine chez qui se pressent tous les ministres en exercice... Une faveur guère partagée par les autres conseillers généraux des départements d'Ile-de-France, on s'en doute. Julien Kouchner, lui, n'est autre que le fils de Bernard, ministre des affaires étrangères et « citoyen » bonifacien très en vue. Le jeune homme dirige le site Internet des achats publics, un « établissement public [...] créé entre autres par la Caisse des dépôts. » Bien vu ! Ensuite ? Fiston de Claude Guéant, n° 2 de choc de la Sarkozie, François Guéant a d'abord été lourdé du ministère de la justice avant de tenter sa chance devant les urnes. Patatras ! Largué au-dessus de la lande bretonne - où papa fut préfet, ce qui ne gâche rien -, il a réalisé en mars dernier le pire score de la droite aux cantonales depuis un demi-siècle, ce qui n'a guère empêché le jeune homme d'être nommé, le 18 avril, conseiller chargé des relations avec les élus locaux au secrétariat d'État à l'Intérieur. D'autres exemples ? Le fils Bachelot, tiens. Dans son cas, on ne s'est même pas embarrassé d'un semblant de retenue, il a tout bonnement trouvé un job au ministère de maman.
N'en déplaise aux accusateurs publics spécialisés dans la leçon de vertu, en Corse au moins, les héritiers politiques ont la correction de se frotter aux urnes. Où va parfois se nicher la morale. AA
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Du fromage de chèvre corse au lait de vache normande
De quoi donner le tournis aux défenseurs des labels de qualité : cette étiquette de « fromage de chèvre du Niolu », photographiée sur les rayonnages d'une grande surface de la région ajaccienne découragerait les plus fins limiers de la traçabilité agro-alimentaire. En gros caractères, la désignation du produit : Fromage de chèvre du Niolu ». Mais la composition du casgiu en question laisse pour le moins dubitatif : « fromage au lait de vache pasteurisé fabriqué dans le Calvados »... Que faut-il croire ? L'appellation commerciale ou son descriptif réel ? Erreur d'aiguillage ? D'étiquetage ? Rien, en tout cas, qui puisse satisfaire le consommateur. A quand la pulenda made in Taïwan ou, à l'inverse, le couscous de l'Alta Rocca ? AA
| | | | Découpage électoral, des élections à la carte
En confiant la refonte de la carte électorale à Alain Marleix, secrétaire d'État à l'Intérieur et aux collectivités territoriales, le gouvernement a fait appel à un véritable spécialiste.
L'intéressé avait en effet secondé Charles Pasqua lors de la dernière opération « ciseaux » en 1986, celle-là même qui avait abouti, en Corse, à une nouvelle curiosité locale : le rattachement du VIe canton d'Ajaccio à la circonscription de... Porto-Vecchio. Ca promet. Bonne ou mauvaise nouvelle, la Corse ne devrait pas être affectée par ce nouveau découpage. AA
| | | | Tourisme, le pavillon bleu ne flotte pas sur la Corse
78 communes distinguées et pas une seule en Corse.
L'édition 2008 de l'attribution des « Pavillons bleus », un label de qualité qui récompense une qualité environnementale exemplaire a une nouvelle fois fait l'impasse sur l'île. Défauts de candidature(s) ou carton rouge à l'encontre des sites insulaires ? Sollicité par la rédaction de Corsica, l'organisme « Pavillon Bleu » n'a pas donné suite à nos demandes d'entretien. AA
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Santé, attention au portable
Parler au téléphone portable n'est pas seulement dangereux sur la route.
Selon un collectif de vingt scientifiques, dont plusieurs cancérologues, un « faisceau d'arguments inquiétants » laisse planer de fortes présomptions sur la dangerosité de l'usage des portables. « Nous sommes dans la même situation qu'il y a cinquante ans pour l'amiante et le tabac, a notamment expliqué l'un des signataires de l'appel, cancérologue à l'hôpital Avicenne de Bobigny » La mise en garde n'est pas sans conséquence en Corse, où le taux d'équipement en téléphonie mobile dépasse les 100 %. AA
| | | | Démographie, la Corse gonfle ses muscles ?
+ 13, 8% : c'est ce que devrait gagner la population corse d'ici 2030, soit près de 40 000 habitants en plus. Le résultat de cette enquête publiée par l'Insee sur l'évolution démographique française illustre une nouvelle donne qui devrait modifier en profondeur le paysage des régions françaises, avec un afflux massif des populations vers le littoral. Si ce changement devrait surtout concerner les générations anciennes - gonflées pour l'occasion d'un véritable flot de baby-boomers - de jeunes ménages seront aussi de la partie, en quête de conditions de vie plus agréables. AA
| | | | Internet, toute l'actu corse sur un seul site
Agréger toutes les infos corses publiées sur le Net ?
C'est ce que propose Annudà, un flux RSS indispensable pour les mordus de news insulaires. « U libraghju di i flussi corsi » décline en six catégories (nustrale, cité, sport, emploi, environnement, savoir et presse) les liens qui conduisent aux infos corses sur le web. Clair, efficace et documenté, le site propose également un service météo complet et des galeries de photos amateurs. A ranger dans les Favoris de votre navigateur... AA
(http://annuda.saynete.net/)
| | | | Corse-économie : un site internet qui n'a pas de prix
Un travail de bénédictin, pour la bonne cause et 100 % bénévole, garanti sans argent public !
Corsica avait déjà parlé à plusieurs reprises de l'excellent blog corse.économie*. Créé en 2006 par un économiste insulaire, ce petit site Internet regorgeait d'informations, d'analyses et d'études souvent polémiques sur la « vraie » économie corse. Pédagogique et foutrement bien troussé, il permettait, selon les propres dires de son auteur, de pallier les défaillances d'une statistique trompeuse ou absente. En clair : de parler franc. Depuis le début du mois de juin, le blog s'est transformé en un site Internet encore plus dynamique, complet et passionnant.
Sobrement intitulé www.corse-economie.eu, les internautes en quête de vérité peuvent y consulter, pêle-mêle, des tableaux de situation économique générale, les dernières statistiques revues, corrigées et mises en perspective dans des domaines aussi variés que la population, le marché du travail, les prix et la consommation, la comptabilité régionale, etc. Une mine, on vous dit. Le tout agrémenté, d'une copieuse bibliothèque de liens pour se rapprocher des sources originales de la documentation économique.
Demeure une question : est-il normal que de simples citoyens, si brillants, documentés et passionnés soient-ils, accomplissent un travail que l'on serait en droit d'exiger des collectivités ou, à tout le moins, de l'Etat ? AA
*corse.economie.blog.lemonde.fr
| | | | Sncm, les menaces du FLNC inquiètent
La direction de la SNCM craint les menaces du FLNC. En pleine séance de négociations avec des syndicats, vendredi 13 juin, les responsables de la compagnie maritime ont interrogé leurs interlocuteurs corses sur le dernier communiqué du FLNC-Union des combattants. En des termes à peine voilés, le mouvement clandestin a mis en garde certains dirigeants de « ces groupes [...] qui s'engraissent dans des secteurs comme la grande distribution, les transports et l'énergie. » Une mise en garde prise très au sérieux par les responsables de la sécurité en Corse... AA
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L'INSEE au service d'un optimisme béant-béat
On apprend dans une récente brochure (La Corse en bref), réalisée conjointement par l'INSEE et la Direction du travail et de l'emploi, que l'île « figure parmi les régions les plus dynamiques de France » et que son économie « a décollé à partir de 1997 ». Mieux encore : que « l'emploi a nettement augmenté au cours de ces dernières années et, récurrente tarte à la crème déjà dénoncée dans nos colonnes, que « depuis 10 ans, la création d'entreprises est dynamique en Corse ». Aussi dynamique, rappelons-le, que leur nombre de disparitions...
De quoi en étonner plus d'un en Corse. Qu'il s'agisse des dirigeants économiques, des syndicalistes et des responsables d'association. Ou de François Alfonsi, qui évoque cet « optimisme forcené de l'INSEE » dans le numéro de début juin de Arritti, l'hebdomadaire du PNC.
L'INSEE admet tout juste que « le revenu disponible par habitant situe la Corse parmi les régions les plus défavorisées » aux « revenus salariaux globalement plus faibles que la moyenne nationale ». François Alfonsi note également que « le revenu disponible brut » des ménages corses est donné à 16 122 euros par habitant, quand la moyenne française est de 18 141 euros, soit 11, 2 % de moins. À l'autre bout, il y a Paris et ses 22 253 euros par habitant, soit plus de 22 % par rapport à la moyenne française.
Problème, comme le note encore Alfonsi : « Un revenu ne vaut que par rapport au coût de la vie ». À Paris comme en Corse. Particulièrement en Corse où les prix sont plus élevés encore qu'à Paris et où les revenus sont plus bas. Il faudrait en effet, à en croire Alfonsi, gagner 20 % de plus, en Corse, pour avoir le même standard de vie que la moyenne française. GM
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Cultures OGM
Selon le siège qu'on occupe, le point de vue sur les cultures OGM varierait-il du tout au tout ? On le dirait bien, au vu des prises de position de trois des députés corses.
L'Assemblée de Corse verrait d'un bon oeil l'île exempte de toute culture OGM. C'est ainsi que, par exemple, il y a deux ans déjà, elle avait approuvé un rapport d'Ange Santini définissant l'agriculture biologique comme « une priorité pour la Corse » et avait adopté le principe de la ratification de la « charte des régions et autorités locales d'Europe sur la coexistence entre les OGM et les cultures traditionnelles et biologiques ». Charte à l'époque déjà ratifiée par vingt régions d'Europe dont cinq régions de France et qui prévoit notamment la délimitation de zones ou régions « OGM-free » (sans aucune culture OGM). Titre auquel la Corse pourrait fort bien prétendre. Bref, les conseillers territoriaux corses semblent donc acquis ou du moins sensibilisés à la cause anti-OGM et aux questions et inquiétudes que soulèvent les semences génétiquement modifiées. Ce qui n'est apparemment pas tout à fait le cas du côté des députés de la Corse. Appelés en mai à se prononcer sur le projet de loi relatif aux OGM - et qui ne reflète pas spécialement l'esprit du Grenelle de l'Environnement, pas plus du reste que les réticences des Français à l'égard des OGM - ils n'ont guère donné le sentiment de partager les mêmes préoccupations que les élus régionaux. Qu'il sont aussi, parfois. Ainsi, Camille de Rocca-Serra, député de la Corse-du-Sud et président de l'Assemblée de Corse a-t-il préféré s'abstenir, tout comme Paul Giacobbi. Cependant que Sauveur Gandolfi-Scheit votait pour. Seule exception, Simon Renucci, qui a voté contre. Y'a comme un hiatus, là... A moins, tout simplement, que nos élus, depuis leurs différents sièges, ne soient que le reflet d'une population qui veut bien des centrales, conviennent qu'il faut bien les implanter quelque part, mais pas sous leurs fenêtres tout de même ! Une réaction en somme très humaine. Peut-être un jour, grâce aux modifications génétiques, viendra-t-on à bout de nos contradictions irrationnelles au demeurant assumées... Mais est-ce bien urgent ? EM
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Faits élucidés : la Corse sous la moyenne nationale ?
Les commissariats corses, lanternes rouges des faits élucidés ? Selon une enquête publiée par le quotidien Le Figaro courant juin, les hôtels de police insulaires ne brillent pas par leur capacité à résoudre les affaires. A Bastia où le commissariat compte un effectif de 167 fonctionnaires, la statistique des faits élucidés par policier s'établit ainsi à 6, 4, soit quatre points de moins que la moyenne nationale (10, 6). Pour les policiers, le mode de calcul ne vaut rien : dans un commissariat, tous les effectifs ne sont pas affectés, loin s'en faut, au travail d'élucidation des faits à proprement parler. Comptabiliser les effectifs administratifs, police-secours ou des adjoints de sécurité et diviser par le nombre d'affaires ne tiendrait pas vraiment la route... AA
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Assassinat, J.-C. Colonna, le mort de plus
Viticulteur en apparence sans histoires et en tout cas sans casier, il a été éliminé quelques mois après la disparition de son cousin, le célèbre Jean-Jé.
C'est sûr, Jean-Claude Colonna, 47 ans, abattu le 16 janvier en fin de journée près de Pietrosella, n'avait pas le poids ni la réputation, exagérée ou non, de son cousin Jean-Jé Colonna. Néanmoins, du côté de Sartène et chez les initiés, on savait qu'il apparaissait, symboliquement, comme son successeur. En tout cas celui qui, dans la famille, incarnait, même s'il n'en avait pas le désir, le pouvoir qu'avait représenté localement Jean-Jé. Il ne s'agissait pas nécessairement d'affaires et d'argent, mais d'influence. Une sorte de conservation d'une organisation sociale plus rurale qu'urbaine qui ne comptait pas que des marginaux, comme peuvent le laisser croire certaines simplifications policières et journalistiques qui parlent de « parrain » ou de « clan mafieux ». Jean-Claude Colonna en avait lui-même été victime, puisque la justice avait tenté de l'entraîner (il avait finalement été relaxé) dans les affaires financières qui avaient été reprochées, il y a quelques années, à Jean-Jé Colonna : le reste appartenant aux histoires, réelles ou non, racontées par les uns ou les autres. La preuve : après sa mort, des représentants judiciaires locaux ont précisé « qu'il était inconnu des services de police ».
N'empêche ! Jean-Claude Colonna a été éliminé, sur une petite route de montagne, de trois décharges de chevrotine. Ce qui prouve qu'il n'était pas indifférent à tout le monde. Notamment dans les milieux violents qui utilisent ce genre de méthode. Et il est évidemment douteux que Colonna ait été abattu pour ses activités de viticulteur (il présidait depuis quelques années aux destinées de l'excellent clos Colonna, à Tizzano). Ou pour son rôle à la vice-présidence du club de football du GFCOA qui avait un temps été dirigé par Robert Feliciaggi, un ami de la famille, lui aussi abattu. Ou pour son travail à la direction de l'association « A Spanetta », dont le but était d'aider les enfants autistes.
Alors ? Comme à l'habitude, chacun y va de son hypothèse. Certains ont-ils voulu définitivement ébranler le clan supposé qui entourait Jean-Jé Colonna ? Répondre à un autre règlement de comptes récent ? Ou s'agit-il d'une autre histoire encore inconnue ?
Les policiers ne doivent pas être les seuls à chercher (mais le feront-ils vraiment ?) et il paraît douteux, si les meurtriers sont identifiés, que l'affaire en reste là. En somme une histoire corse, hélas ! classique. GM
| | | | Sécurité sanitaire
Les populations s'inquiètent et les centres de soins ne sont pas au top
Ils ont été très nombreux - quelque sept cents personnes - à répondre, dans la salle des fêtes de Ghisonacia, à l'appel lancé par le collectif pour l'aide médicale d'urgence qui dénonce tout à la fois l'absence de moyens quant à la prise en charge des malades et l'indifférence de la préfecture sur ce dossier. Au point que les médecins affirment que « la perspective de catastrophe sanitaire est réelle ». C'est dire assez combien ce problème préoccupe les populations notamment en milieu rural. Leur inquiétude ne peut que grandir si elle se rapporte au dossier de L'express (paru en début d'année) et intitulé Le classement 2008 des hôpitaux les plus sûrs. On y apprend, non sans une déglutition contrariée, que dans la catégorie des 226 centres hospitaliers de plus de 300 lits, La Miséricorde à Ajaccio occupe la 159e place et le centre hospitalier de Bastia la... 209e . Dans la catégorie des 346 hôpitaux locaux : Bonifacio a contourné l'obstacle en ne donnant aucune suite à la demande d'information du ministère ; quant à Sartène, il se situe à la 158e place. Le classement des 294 cliniques privées de moins de 100 lits laisse l'établissement de Porto Vecchio en queue de peloton (226e), loin derrière la Clinique Saint-Antoine de Bastia (181e), Polyclinique de Furiani (152e), clinique du Dr Filippi de Bastia (129e), Ajaccio clinisud (115e). Il n'y a guère que le centre hospitalier de Corte qui tire son épingle du jeu. Dans la catégorie des 327 hôpitaux de moins de 300 lits, il se classe à la 16e place. JGP
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Compagnies aériennes, Mercato
Le directeur commercial de la CCM au service de XL Airways.
L'affaire est passée quasiment inaperçue et ce serait dommage de ne pas lui donner un écho supplémentaire. Luc Bereni qui l'an dernier encore n'avait pas de mots assez durs pour fustiger tout concurrent de la CCM, la compagnie régionale dont il était le directeur de l'exploitation commerciale, est passé corps et biens au service de la compagnie aérienne XL Airways qui vient d'effectuer son premier vol Roissy-Figari. Une compagnie à l'identité floue et qui serait low cost sans être low cost. Ce transfert a quelque chose d'ennuyeux, car il prouve que le discours change en fonction du positionnement de tel ou tel individu et que donc, dans le domaine du transport comme ailleurs, il n'y a pas de vérité absolue. Pour le reste, Laurent Magnin, le pdg de XL Airways (on croirait une ligne de vêtements), a été accueilli par les mêmes responsables qui avaient accueilli, il y a peu, Marc Dufour, le patron loufoque d'Air Littoral. Ils lui ont dit la même chose qu'à Marc Dufour et Laurent Magnin leur a répondu la même chose que Marc Dufour. Comme ce dernier a fait une faillite retentissante peu de temps après, espérons qu'on n'ira pas plus loin dans la comparaison. JGP
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hôpital d'ajaccio, l'Amuf tire sur l'ambulance
La mort de Pierre Coggia, syndicaliste du STC, après une chute alors qu'il occupait les locaux de l'hôpital d'Ajaccio le 1er juin serait due, selon l'association des médecins urgentistes de France (Amuf) à la « la rupture profonde du dialogue social dans les hôpitaux soumis à la brutalité d'une logique financière pure ». Imputer la mort accidentelle d'un syndicaliste à un manque de négociations, il fallait oser. Que la situation de l'hôpital d'Ajaccio soit calamiteuse, que le décès brutal et dramatique d'un homme apprécié de tous soit très douloureux : aucun doute. Mais, dans des circonstances aussi tragiques, le communiqué de l'Amuf ressemble surtout à une tentative de récupération pas franchement digne. AA
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Vols, ouvrir le capital, oui... mais avec qui ?
« Plus de privé, bien sûr ». En lâchant cette petite phrase à propos du capital de la Compagnie Corse Méditerranée sur le plateau de l'émission de France 3 Corse Cuntrastu, le dimanche 15 juin, Ange Santini a mis les pieds dans le plat. Discrètement, mais tout de même. Ouvrir l'actionnariat de l'opérateur aérien régional : en d'autres temps, cette simple hypothèse aurait soulevé une véritable levée de boucliers. Que les syndicats et les salariés de la CCM se rassurent toutefois : les éventuels repreneurs ne se bousculent pas sur les tarmacs corses. De source proche du dossier, on explique que certains actionnaires publics ont récemment tenté de céder une partie de leurs parts. Las ! Personne ne s'est montré intéressé. AA
| | | | Langues régionales, le réveil des petits hommes verts
Il y a de la vie sous la coupole de l'Académie française ! Les hommes en vert ont même transmis un message : pas de place pour les langues régionales dans la Constitution ! Que le temps semble long quand on est immortel ! Débattre entre deux siestes post-prandiales de l'opportunité d'entériner le mot « slam » ne suffit pas à le tuer. Aussi est-ce sans doute le désir de briser un ennui torride qui motive la déclaration unanime faite le 12 juin par les membres de l'Académie pour s'opposer à la modification de la Constitution. Le 22 mai, les députés en avaient amendé le premier article, ajoutant aux mots « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale », la phrase « Les langues régionales font partie de leur patrimoine ». Timide début pour un pays qui s'assied sur la charte européenne sur les langues minoritaires.
Les défenseurs des langues régionales, et notamment en Corse le collectif Parlemu corsu ou les conseillères territoriales, auraient préféré voir changer l'article 2, ce qui aurait eu davantage de portée juridique. Ce détail semble avoir échappé aux Académiciens fort offusqués de voir figurer les langues régionales à l'article 1 alors qu'on ne parle du français qu'à l'article 2. Selon eux, les « conséquences de ce texte portent atteinte à l'identité nationale ». Pis ! Ce serait une mise en cause de « l'accès égal de tous à l'administration et à la justice ». On aurait aimé qu'ils précisent en quoi et comment mais, plus à cheval sur la préséance que sur la logique dont ils se réclament, ils préfèrent affirmer que « Depuis plus de cinq siècles, la langue française a forgé la France ». Il est vrai qu'on ne dira jamais assez combien, par exemple, l'illustration de cette belle langue par ses plus beaux esprits (ah ! la rhétorique fleurie, le verbe fécond, le lyrisme d'un Marbeuf ou d'un Morand !) a su, tel le chant d'Orphée charmant les fauves, inculquer aux Corses la fierté d'être Français.
Reste que l'Académie française demande aux députés de retirer ce texte « qui n'a pas sa place dans la Constitution. » Pour Michel Leccia, de Parlemu corsu, cette prise position témoigne d'une « vision archaïque, déconnectée du réel. Si les mentalités évoluent, le vote des députés le montre bien, il est regrettable de voir des intellectuels censés faire la part des choses réagir ainsi ». Paul Giacobbi, député de la Haute-Corse, propose pour sa part de « transformer le quai Conti en musée du ridicule à la française ». Suggérerons aux Immortels, à l'avis desquels s'est rangé le Sénat, de s'occuper à plancher sur les acceptions possibles de l'expression argotique « sinistrés de la coupole ». Nul doute qu'ils aient un point de vue documenté sur le sujet. EM
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Le Girtec obtient une prorogation de la neutralisation fiscale
Rappelons que le Girtec, issu de la loi de 2006 qui a réformé le droit des successions, est un groupement d'intérêt public chargé de faciliter la reconstitution des titres de propriété en Corse afin de permettre le règlement des successions.
On sait également que, à la suite à l'abrogation de l'arrêté Miot, les droits de succession sont devenus exigibles à compter du 1er janvier 2000. Et que la formidable mobilisation qui s'était effectuée autour de l'association « Miot », créée par Me Alain Spadoni (photo ci-contre) à cette époque, avait conduit le gouvernement de Lionel Jospin à revoir sa position et, dans le cadre de la loi du 22 janvier 2002 relative à la Corse, l'article 51 prévoit une neutralisation fiscale sur les droits de succession de 100 % jusqu'au 31 décembre 2010 et de 50 % jusqu'en 2015. Depuis, des interventions répétées et soutenues de Me Spadoni, relayées par Camille de Rocca Serra, le président de l'Assemblée de Corse, auprès du président de la République tendaient à proroger cette neutralisation fiscale au-delà du 31 décembre 2018, date où prend fin la mission du Girtec. Or, Nicolas Sarkozy a accepté ce principe. Et le 14 juin, le Conseil supérieur d'orientation a rendu une délibération en ce sens qui sera transmise à l'Assemblée de Corse via le conseil d'administration du Girtec pour une saisine du gouvernement dans le cadre de la loi de Finances.
Une première décision, de l'avis de Me Spadoni, capitale. À charge pour le Conseil supérieur d'orientation d'imaginer et de proposer d'ici 2018 une modification du statut fiscal de la Corse afin de lui donner un véritable statut de la transmission du patrimoine. Faute de quoi, le coût d'un règlement successoral pourrait être, dans certains cas, supérieur à la valeur du patrimoine transmis. CS
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Littoral, Nicolas Alfonsi en premier défenseur
Nicolas Alfonsi vient d'être réélu, sans coup férir, à la présidence du conseil des rivages de Corse par un collège de douze membres venant à parts égales de l'Assemblée de Corse d'une part et des deux départements d'autre part.
Cette instance a notamment pour mission de rendre des avis lors des acquisitions du Conservatoire du littoral. Et justement le sénateur de la Corse-du-Sud est aussi premier vice-président de cet établissement public national. Il a été confirmé à ce poste en février dernier tandis que Jérôme Bignon, député UMP de la Somme, s'assurait la présidence suivant la tradition qui la réserve au parti majoritaire. Le conservatoire a déjà fait tomber dans le domaine public 17 760 hectares soit 22 % du littoral de la Corse. Le dernier dossier à propos duquel le conseil des rivages a donné son aval, fin 2002, est un site de 42 hectares qui se trouve à l'embouchure du Travo sur la commune de Solaro (Haute-Corse) et qui présente une forte diversité paysagère. JGP
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pompiers, pas la joie dans les casernes
Incroyable du nord au sud, les pompiers sont sur les nerfs. Et ce à l'orée de la saison estivale où tout le monde compte tellement sur eux. Les volontaires du sud de la Corse indiquent qu'on leur demande de « travailler plus pour gagner moins ». Les professionnels de Saint-Florent réclament une caserne - effectivement c'est bien le moins ; à Bastia, l'intersyndicale au grand complet exige de meilleures conditions de travail ; à Porto Vecchio, les soldats du feu campent sur un rond-point à l'entrée de la ville pour protester contre la lenteur des travaux de leurs nouvelles installations. A Ajaccio, ils accusent carrément la hiérarchie de passer plus de temps à choisir les voitures de fonction qu'à se préoccuper des engins de lutte contre le feu. Pourtant, au premier drame qui les frappe, et c'est plus qu'à leur tour, tous les politiques font la queue pour leur rendre un dernier hommage. On ne voit pas croire que ce soit pour la photo. JGP
| | | | La rédaction
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A Pian' d'Avretu n°25 5 € |
Résumé: Jean-Claude ACQUAVIVA (leader du groupe A Filetta):
"La défense d'une identité passe plus par l'identité que par sa défense..." |
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